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| La Haute Qualité Environnementale (HQE) |
On définit la Haute Qualité Environnementale comme étant la capacité d'un bâtiment à préserver les ressources naturelles et à répondre aux exigences de confort, qualité de vie et santé.Un bâtiment pourra être dit à Haute Qualité Environnementale lorsqu'on aura pris un certain nombre d'options sur au moins les 5 points suivants :
Ainsi, la qualité environnementale d'un bâtiment vise à l'amélioration de la qualité de vie des usagers (confort thermique, qualité de l'air, éclairage, bruit), à la limitation des nuisances locales ou encore à la réduction des impacts locaux et globaux sur l'environnement. Partout en Europe, apparaissent des immeubles dont la vocation, outre celle d'un bâtiment classique, est de ne pas nuire à notre environnement voire même de l'améliorer. Le « Plan Construction et Architecture » du ministère de l'équipement et du logement intègre des notions de HQE et le programme « Ecologie et Habitat » témoigne de cette volonté de construire intelligent. La notion de Haute Qualité Environnement concerne la globalité d'un bâtiment et toutes les phases du cycle de sa vie. Un immeuble qui couvrirait une partie de ses besoins énergétiques grâce à l'énergie éolienne tout en utilisant un matériau dangereux comme l'amiante pour son isolation ne pourrait, évidemment, pas être considéré comme de bonne qualité environnementale. Bien avant la vie effective, finalité du bâtiment, il a fallu organiser sa construction. Un chantier peut être une source de nuisances à court terme : bruit, poussières, déchets... et à long terme : impacts sur la faune et la flore, emploi de machines dont les gaz d'échappement sont polluants, pollution des sols et de la nappe phréatique... On peut encore remonter le temps en prenant en compte les impacts environnementaux de la production et de la fabrication des matériaux. A ce stade, les conséquences sur l'environnement sont essentiellement dûes à la consommation d'énergie et à l'utilisation des matières premières et de produits toxiques dans les procédés de fabrication. On peut également évaluer l'énergie utilisée et la pollution émise lors du transport des matériaux jusqu'au lieu où ils seront mis en place. Cette distance peut parfois atteindre plusieurs milliers de kilomètres. Dans cette recherche de la Haute Qualité Environnementale, on s'intéresse aussi aux conséquences d'une démolition ou d'une déconstruction de l'ouvrage en fin de vie. La production de déchets, ou produits de déconstruction, lors de cette opération et la possibilité de recycler, ou de réutiliser, les matériaux doivent donc faire partie de la réflexion initiale du projet. Aussi faudra-t-il envisager la possibilité de remise en état du sol après la démolition totale de l'édifice, quelque soit l'utilisation future du site (construction nouvelle, aménagement d'un espace vert, ...). Toutes les phases de la vie d'un bâtiment : naissance, vie et mort sont donc susceptibles d'engendrer des nuisances sur l'environnement qu'il faut chercher à minimiser. Mais la réflexion sur la chronologie ne doit pas faire oublier que la nouvelle construction s'inscrira dans un environnement extérieur existant dont il faut tenir compte. Ainsi le projet devra s'adapter à l'architecture locale, s'intégrer au paysage en aménageant aussi les espaces extérieurs. Il pourra aussi devenir l'élément structurant d'un nouvel aménagement tout en restant cohérent avec les attentes et les contraintes du quartier et de la ville. C'est la prise en compte de l'intégralité de ces différents facteurs qui permettrait à un bâtiment d'acquérir le « label » HQE, s'il existait. |